D’un côté, il y a ceux qui se sentent trahis par une école qui briderait la liberté d’expression, interdirait des signes religieux, gommerait les identités au nom d’une neutralité qu’ils jugent excessive. De l’autre, il y a ces familles en quête d’un cadre plus structurant, qui regrettent une école publique trop frileuse face aux revendications identitaires et qui préfèrent inscrire leurs enfants dans des établissements privés catholiques… parfois sans être croyants eux-mêmes. Loin d’un rejet massif, ces postures révèlent une tension entre l’aspiration à un projet éducatif qui fait sens pour l’enfant et l’attachement à une laïcité qui devrait garantir l’égalité et le vivre-ensemble.
Et les jeunes dans tout ça ? Ils se retrouvent coincés entre des règles imposées et un monde où l’affirmation de soi est essentielle. Pour eux, la laïcité ressemble parfois plus à une contrainte qu’à une vraie liberté. Dans une société où les identités sont multiples et où chacun cherche à s’exprimer, l’école peine à leur offrir un vrai espace de dialogue. Ils sont les premiers à se poser des questions sur cette neutralité, qu’ils trouvent parfois injuste ou trop rigide. Si l’école veut vraiment jouer son rôle, elle doit leur montrer que la laïcité n’est pas un frein, mais un outil d’émancipation et d’unité.
Assumer son identité car c’est une force et se faire confiance c’est la clé !
Dans notre prochaine newsletter, Aminata, éducatrice spécialisée, raconte les tensions entre l’école et les parents dans Jeunes&Brillants. On explore aussi comment les enseignants s’emparent de la laïcité, avec des outils comme l’Arbre à Défis.
Marion Denis