Le premier ministre présente ce vendredi un «plan de prévention de la radicalisation». Le terme «radicalisation» s’est imposé pour définir le basculement d’une partie de la jeunesse dans une pratique extrémiste et potentiellement violente de l’islam. Le mot est flou et trompeur. Par son étymologie, il évoque l’idée d’un retour aux racines et donne donc raison aux idéologues islamistes qui instrumentalisent les jeunes: eux incarneraient le véritable islam, celui des origines, tandis que les autres seraient des «modérés», des «mollassons», et donc des faux musulmans… On voit pourtant que, pour la majorité de jeunes tentés par cette «radicalisation», le retour aux racines est largement fantasmé. Que …
