26 août 2026

Par Marine Carballet
© Photo : SEBASTIEN SORIANO
Si le gouvernement a renoncé à imposer une tenue unique aux collégiens et lycéens à la rentrée 2026, l’invitée de «Bienvenue en Île-de-France» (Le Figaro TV) propose de réaffecter au profit des élèves l’argent économisé par l’abandon de cette mesure.
Alors que l’État a renoncé à généraliser le port de l’uniforme à l’école pour la rentrée 2026, certains établissements ont choisi de maintenir cette mesure. Une décision désormais laissée à leur libre appréciation et leur capacité financière puisque cette tenue coûte en moyenne 180 euros par élève.
Pour Camille de Foucauld, directrice du développement du cercle de réflexion VersLeHaut, les crédits initialement prévus pour cette mesure ne devraient pas quitter le champ de l’Éducation nationale. «La tentation va être grande, pour le gouvernement, d’utiliser cet argent au remboursement de la dette», alerte-t-elle.
Cette ancienne professeure des écoles estime au contraire que ces marges budgétaires devraient servir à financer «des expérimentations comme celle-ci pour investir dans ce qui fonctionne dans l’éducation», notamment la rénovation du bâti ou encore la lutte contre le harcèlement scolaire.
La «déprise démographique» est aussi susceptible de dégager des ressources. «Il y aura moins d’élèves à la rentrée prochaine et lors des suivantes», ce qui devrait avoir pour conséquence d’améliorer la qualité de leur prise en charge par le système.
Camille de Foucauld évoque notamment l’enjeu de santé mentale des jeunes. Selon elle, seuls 50% des collégiens et lycéens déclareraient se sentir bien mentalement. Les établissements pourraient, par exemple, s’appuyer davantage sur les associations engagées contre le harcèlement scolaire, pour un coût potentiellement inférieur à celui d’un uniforme généralisé.