Beaucoup d’aspects neuroscientifiques prennent de l’importance dans l’école française d’aujourd’hui, mais malheureusement, le grand oublié reste l’aspect environnemental des salles de classe. Selon une étude d’Airparif de 2009, 125 écoles seraient construites à moins de 40 mètres d’un axe routier important ce qui représente 28 000 élèves. Pourtant les écoles situées aussi près d’un axe routier dépassent les normes de qualité de l’air. Dans toutes les salles de classe testées, on a retrouvé des particules fines et pour la presque totalité, elles sont au dessus des seuils de recommandation de l’OMS.
Il serait temps d’intégrer une meilleure ventilation à la réalisation et la rénovation de nos écoles pour le bien être des enfants. Et la qualité de l’air n’est pas le seul aspect de la construction qui n’est pas pris en compte : la puissance et la couleur de la lumière utilisée dans les salles de classe, la température ambiante… autant de facteurs négligés qui pourtant ont un impact bien réel. Bien utilisés, ces éléments pourraient améliorer la réussite scolaire de 16% selon une étude de l’université de Salford.
Il serait temps que ces critères rentrent systématiquement en compte lors de la création des écoles et de leur rénovation.