Comme le relève le rapport, « la situation de ces jeunes migrants et leur prise en charge demeurent cependant une préoccupation majeure, génératrice de crispations. » Parmi les MNA portés à la connaissance de la cellule, plus de 95 % sont des garçons, dont près de la moitié âgée de 16 ans.
Les jeunes originaires de Guinée, du Mali et de Côte d’Ivoire constituent à eux seuls 61 % des arrivées. Bien que les filles soient très minoritaires, la mission constate « la particulière vulnérabilité des jeunes filles qui se présentent, surexposées aux réseaux des passeurs ainsi qu’aux réseaux d’exploitation et de traite des êtres humains ».
L’étude rapporte une répartition territoriale très inégale et des dispositifs souvent saturés, créant des tensions entre les départements.
Lire le rapport annuel d’activité 2019 de la mission MNA, ministère de la Justice