
Depuis fin septembre 2026, les lycéens se mobilisent en France. Parti d’un lycée de banlieue parisienne, le mouvement s’est progressivement étendu au reste du pays, avec chaque jour des actions, des blocages d’établissements et des manifestations recensés.
Au tableau des revendications figurent la rénovation du bâti scolaire, le remplacement des enseignants absents, l’allègement des effectifs en classe ou encore la refonte des emplois du temps et de Parcoursup, la plateforme officielle d’accès à l’enseignement supérieur. Les lycéens dénoncent également la réponse policière apportée à leur mobilisation. Plus de 4 400 mineurs ont été placés en garde à vue et 215 élèves ont été blessés. Leurs revendications sont, quant à elles, jugées légitimes par 72 % des Français, selon un sondage réalisé par l’institut Elabe.
Après les mauvais résultats enregistrés par la France lors de la dernière étude Pisa, qui évalue le niveau des élèves de 15 ans en compréhension de l’écrit et en mathématiques, le système éducatif français est de nouveau sous le feu des critiques. Alors que le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé un plan d’urgence prévoyant l’arrivée de 3 000 enseignants remplaçants, le problème semble plus profond.
Faut-il une refonte en profondeur du système scolaire français ? La baisse attendue de la démographie scolaire peut-elle constituer une opportunité ? Et du côté des jeunes, comment mieux prendre en compte leurs inquiétudes face à l’avenir ?
Avec :
En fin d’émission, la chronique Un parent, une question et les conseils d’Ibrahima Giroux, psychologue, coordinateur de la licence de psychologie à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal et d’une formation en ligne également à destination des professionnels. Il répond à la question d’Abdelaziz à Yaoundé.