L’enquête a été réalisée en 2025 auprès d’un échantillon représentatif de 1.064 jeunes âgés de 18 à 24 ans, hors lycéens et complétée par des enquêtes qualitatives auprès d’étudiants et de jeunes actifs.
Une large part des jeunes exprime un malaise : 72 % jugent que les décisions à prendre interviennent trop tôt, 61% estiment qu’il n’existe pas de véritable droit à l’erreur, et seuls 38 % déclarent avoir été correctement préparés. Plus d’un quart (28%) disent avoir subi une orientation imposée au collège ou au lycée.
Cette perception s’accompagne d’une confiance limitée envers l’institution scolaire. Si 70 % affirment lui faire confiance, seuls 12 % déclarent lui faire « tout à fait » confiance, tandis que 30 % n’y accordent aucune confiance. La défiance est plus marquée chez les jeunes inactifs et chez ceux n’ayant pas poursuivi d’études après le bac, avec un taux de confiance tombant respectivement à 51% et 50%.
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L’accompagnement est également critiqué : 44% estiment que leurs enseignants n’ont pas pris en compte leurs souhaits d’orientation et 56 % se disent peu aidés par les conseillers d’orientation.
Les jeunes femmes apparaissent plus exposées : 79 % d’entre elles déclarent avoir peur de l’avenir (contre 68 % des jeunes hommes), 29 % ont interrompu des études supérieures (contre 18 %) et 47 % redoutent de ne pas réussir dans la formation choisie.
Seules 30 % estiment avoir été bien préparées à leur orientation professionnelle, contre 46 % des garçons.
L’étude identifie plusieurs leviers pour améliorer la situation, centrés sur la confiance, l’information et l’accompagnement.
Anne Muxel appelle à renforcer les liens entre école et monde professionnel, à clarifier les informations sur les formations et débouchés, et à développer un suivi plus personnalisé pour réduire la peur de l’erreur et la pression pesant sur les choix scolaires.